Deux chansons de mon enfance

Posted by admin on 09 Aug 2009 | Tagged as: Musique tout court, Enfance, Coups de coeur

Ces deux chansons ont bercé mon enfance. Ça semblera curieux, parce que ce ne sont pas du tout des chansons pour les enfants! J’ai pourtant besoin des deux pour me rappeler de cette époque, la première est un peu mélancolique, la deuxième est une explosion de bonheur. Combien de fois j’ai fredonné ces deux mélodies, combien de fois elles ont encadré mes états d’âme, ou créé des états d’âmes.

Chanson triste: Je ne connaissais pas son vrai titre, pour moi c’était la chanson ”Je sais qui je suis, je sais qui je suis!”. Je n’avais pas la moindre idée de ce dont on parlait vraiment dans cette chanson: “Le temps est bon”. J’avais bien deux amis, un gars, une fille, entre lesquels j’avais tendance à alterner, un peu cruellement: André et Johanne, mais mon attachement pour cette mélodie était bien plus profond.

Et puis, en 2000, pendant un congé de maladie qui coïnçidait avec un festival du film québécois à la télé, j’ai vu le film “Les mâles”, de Gilles Carle, pour la première fois, et j’ai retrouvé cette chanson que je m’étais depuis si lontemps répétée dans ma tête. J’ai été si délicieusement étonnée… (Non mais quel film!…). Le film est sorti en 1970, et c’est probablement à cette époque-là que j’ai entendu la chanson thème à la radio et que je suis tombée en amour avec elle. Je n’avais pas encore commencé mon primaire…

Chanson joyeuse: elle était la source d’optimisme à laquelle je pouvais m’abreuver… Dans mon souvenir, c’était “Et Néné, son ballon rouge…”. J’ai appris le français avec la méthode “René joue avec son ballon rouge”, que reconnaîtront tout ceux qui ont le même âge que moi. La chanson parle plutôt d’une “Nana” mais j’en savais rien!

Tous ces bâtons d’antisudorifique qu’on ne recycle pas

Posted by admin on 09 Aug 2009 | Tagged as: Des idées pour les écologistes

Si j’étais le chef d’un parti écologiste, il ne faudrait pas beaucoup de temps avant que je ne me décide à bannir tous ces stupides applicateurs d’antisudorifique qui nous sont offerts sur le marché depuis des dizaines d’années.

J’obligerais d’abord, sans aucune arrière-pensée, les compagnies qui ont inventé ces objets à retourner à la table à dessin et à imaginer
quelque chose de plus ingénieux pour vendre au consommateur transpirateur moyen les dernières avancées de la recherche biochimique en matière d’antisudorifique.

Et ensuite, il leur faudrait trouver le moyen d’inventer un objet qui puisse se tenir debout sans tomber continuellement de la tablette où on a tenté de le poser. Puis, sans aucune complaisance, je leur demanderais d’imaginer quelque chose qui soit au moins recyclable, au pire conçu pour être réutilisable. Je suis sûre que ça stimulerait leur imagination et qu’ils adoreraient ça.

Avez-vous une idée du nombre d’applicateurs d’antisudorifique qui sont jetés chaque mois aux poubelles dans une province comme le Québec?

Est-ce que je suis vraiment la première à me préoccuper de cette question?

Chacun de ces stupides objets contient, au maximum, 75 mg de pâte antisudorifique, consommable en combien de temps? un mois? deux mois?
et ils sont tous jetés aux poubelles après usage. Personne ne nettoie et ne recycle ça, ou presque, j’en suis sûre. Quand bien même nous n’en
n’utiliserions qu’un seul par année, il faudrait encore imaginer au moins une montagne de 7 millions de tubes d’antisudorifique en plastique non recyclés. Multiplions par 6, en s’imaginant qu’à tous les deux mois, chacun s’achète un nouveau tube d’antisudorifique. Et nous nous retrouvons, pantois, devant 42 millions de stupides et inutiles bidules de plastique à roulette à peine utiles, empilés les uns sur les autres chaque année, parfaitement fonctionnels pour les siècles à venir, mais impossibles à recycler.

Est-ce que ça a de l’allure?

En plus de parler de l’usage de l’automobile, est-ce qu’on peut se pencher quelquefois sur les autres sources de pollution parfaitement évitables qui, lorsqu’on prend la peine de tourner le regard dans leur direction, se révèlent être aussi “grosses comme le nez au milieu de la face”?

Grippe A/H1N1: des victimes négligeables

Posted by admin on 05 Aug 2009 | Tagged as: Ça me rend mal à l'aise

Ça fait des mois que j’essaye d’écrire ce billet.
Ça me tient vraiment à coeur.
Parfois, les nouvelles qu’on annonce dans les différents médias me dérangent.
Mais parfois aussi, c’est la façon dont on les annonce qui me dérange.

Personne n’a parlé de ça jusqu’à maintenant, alors je me sens une grande responsabilité de le faire.

Depuis quelques mois, les mots qu’on choisit dans les médias pour annoncer des morts me révoltent. Il s’agit des victimes de la grippe A/H1N1 au Canada.

Les communiqués se présentent toujours de la même façon. Un exemple:
“Le deuxième décès lié à la grippe A (H1N1) en Saskatchewan a été confirmé lundi. La victime est un septuagénaire qui avait d’autres problèmes de santé. Les autorités de la santé n’ont pas dévoilé d’autres informations sur ce cas. ”

D’aussi longtemps que je me souvienne, ce n’est pas comme ça qu’on traite de la mort au Canada. Il y a quelques jours, un caméraman de CTV a perdu la vie dans un accident d’hélicoptère à Mont-Laurier (Un grand trou dans nos coeurs). Des personnes qui le connaissaient ont témoigné leur respect. Cette semaine, Deux Canadiens tués, des soldats, en Afghanistan. Dans cet article, on apprend les circonstances de leur décès, des détails sur les deux soldats, et on trouve une déclaration élogieuse à leur sujet. Même quand on meurt au volant à la suite d’une terrible maladresse, l’événement est présenté comme regrettable: on ajoute toujours des renseignements supplémentaires émouvants au sujet de la victime: elle n’avait que 16 ans, c’était une mère de famille, un bon grand-papa… 

Il suffit de mourir de la grippe pour que tout se passe de travers.

Si les communiqués sur les victimes de la grippe sont toujours rédigés sans aucune trace d’émotion, c’est fort probablement pour empêcher à tout prix de répandre la moindre inquiétude dans la population. On dirait même que toute la construction de ces articles est organisée pour entourer clairement l’information suivante: la victime souffrait de “conditions médicales pré-existantes”.

D’abord, ce message de réassurance, c’est exclusivement vers la population en santé qu’il se dirige, n’est-ce-pas? Comme s’il s’agissait d’une majorité. Et puis, il traîne avec lui un message parasite.

Ça fait des mois que j’entends distraitement comme vous ces communiqués semblables qui se répètent. Et à la fin, ce qui me reste, ce n’est pas la réassurance au sujet de la grippe A/H1N1, mais plutôt l’idée suivante: ce n’est pas grave de mourir de la grippe si on est déjà âgé, ou si on souffre de “conditions médicales pré-existantes”.

En passant, quelles sont précisément ces conditions médicales pré-existantes? Lorsqu’on prend connaissance des communiqués, on s’imagine irrésistiblement qu’il s’agit de cas de SIDA, de cancers en phase terminale, de troubles cardiaques graves, … quelque chose de sérieux. Eh bien, non. Voici ce que j’ai trouvé sur un site français: “Les 440 décès recensés à ce jour dans le monde ont surtout touché des personnes ayant des « facteurs de risques » : asthme, diabète, insuffisance cardiaque, obésité… “. On est bien loin des maladies terminales.

L’insistance qu’on met au Canada à souligner l’âge avancé des victimes de la grippe est, elle aussi, remise en question par ce renseignement supplémentaire, sur le même site: “Le virus semble avoir une dangerosité proche de celui (sic) de la grippe saisonnière classique qui, chaque année, de manière totalement silencieuse, provoque entre 250 000 et 500 000 décès dans le monde – 2 000 morts en France, principalement chez les personnes âgées. La grande différence est que cette nouvelle grippe fait surtout des victimes chez les gens plus jeunes.”

Donc, les informations qu’on nous transmet sont peut-être un peu fausses.

Et en plus, sans que personne ne lève le petit doigt pour le souligner, et alors que ce n’était vraiment pas nécessaire, on a réussi à présenter les victimes de la grippe H1N1 comme des personnes “de trop”, comme des personnes dont on peut accepter la disparition.

Ce n’est pas vrai. Dans mon entourage, la plupart des personnes que j’aime sont affectées de “conditions médicales pré-existantes”, les plus chères d’entre elles ont plus de 65 ans, et je n’arrive pas à me convaincre que je peux me passer d’elles. Je ne veux pas qu’elles meurent aux mains de la grippe H1N1, sous aucun prétexte. Lorsqu’elles disparaîtront, je veux qu’on l’annonce avec tout le décorum nécessaire.

le cri… de la crème glacée?

Posted by admin on 07 Jul 2009 | Tagged as: la saveur du jour

C’est absolument authentique, juré!

Mon chum a acheté ce pot de crème glacée, et voici ce qu’il a trouvé à l’intérieur du couvercle lorsqu’il l’a ouvert… C’est comme si quelqu’un avait été enfermé dans ce pot pendant un mois et qu’il criait son exaspération au moment d’être délivré.

Un si beau souvenir d’enfance

Posted by admin on 20 Jun 2009 | Tagged as: Musique tout court, Coups de coeur

Quand j’étais petite, mon père faisait jouer cette chanson-là,
et ça m’a bouleversée de la retrouver ce soir. Il y avait encore de la bonté
dans les chansons dans ce temps-là, c’étaient des chansons guérisseuses,
des chansons qui apaisaient les peines, pleines d’espoir pour l’avenir….

Chaque fois que j’écoute les cent mille chansons, tout mon être se livre à la voix de frida boccara, sa voix est si juste et si puissante et sans faille,
je sais que je ne cours aucun risque de me soumettre à elle, je peux me fondre en elle et elle me partage sa puissance.
Je ne peux pas résister à ça!
Ça me fait tant de bien…
C’est un médicament…

La corvée de tondeuse à gazon

Posted by admin on 15 May 2009 | Tagged as: l'humeur du moment

J’essaye de tondre la pelouse pour la première fois de l’année.

Il y a le fil électrique à gérer. Il y a les arbres et arbustes et ronds de fleurs à contourner.

Un faible vent me ramène sans arrêt les cheveux dans les yeux. La connexion entre la rallonge électrique et la tondeuse est un peu faussée, alors à toutes les cinq minutes, il faut resserrer le connecteur parce que la tondeuse s’arrête tout le temps.

Et shnoutt des espèces de petites mouches noires vicieuses sont venues au monde dernièrement et elles me foncent dans les lunettes, dans le nez, autour des oreilles.

Les vieux pantalons que je porte pour faire des travaux sont trop grands, ils descendent! je les remonte. Ils descendent! je les remonte. Ils descendent! je les remonte. La tondeuse ralentit, je rebranche le fil. Je chasse les mouches! je rattrape la rallonge avec l’autre main, je repars. Je me secoue les cheveux en avançant, je commence à contourner un petit arbre! les pantalons descendent. Je les remonte. Je rattrape le fil!  Je rebranche la fiche, il faut que je chasse les mouches à nouveau… etc-etc.

Bon, là j’ai le nez tellement sec que ça fait mal. Je pense que je vais prendre une pause, boire un peu d’eau, me mettre de la cochonnerie anti-moustiques dans le visage, et partir à la recherche d’une ceinture….  Boy, ça va peut-être aller mieux tantôt.

Jammu Africa, Ismael Lo

Posted by admin on 31 Jan 2009 | Tagged as: Coups de coeur

Aujourd’hui, ma chanson préférée c’est celle-là. La voix d’Ismael Lo, déliée et cuivrée, le rythme balancé, le choeur masculin qui répond… la sage mélancolie de l’ensemble. Je me sens bien en entendant ce cri solitaire et assumé.

Et, oui, c’est tellement vrai, biologiquement et autrement: “Ici ou ailleurs, nous sommes des enfants d’Afrique”.

La minoune redécouvre le printemps…

Posted by admin on 01 May 2008 | Tagged as: Coups de coeur

S’il-vous-plaît, prenez la peine de remarquer les pouces excédentaires aux pattes avant…! Ça fait douze ans que je tente de développer un langage commun entre elle et moi. Tous les regards qu’elle lance ont une signification pour moi…

Quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix…

Posted by admin on 31 Mar 2008 | Tagged as: Musique tout court, Coups de coeur

Merci Aragon.

Ton génie a permis que des mots puissent être chantés par toutes les voix, les faibles aussi bien que les profondes.

La voix de Danielle Darrieux, délicieusement fragile, rend bien ton poème…

Ne vous sauvez pas! Brassens chantera la même chanson sans jamais quitter vos yeux, rien que pour ça, ça vaut la peine.

C’est pourtant si différent. Et, oui, c’est vrai, quand j’ai ouvert les bras tout au long de ma vie, je n’ai jamais pu savoir à l’avance s’il s’agissait d’accueillir l’affection ou d’accepter la plus grande souffrance… “Le temps d’apprende à vivre, il est déjà trop tard”…!

Gribouillis #2

Posted by admin on 31 Mar 2008 | Tagged as: Coups de coeur

Portrait d’un petit bonhomme, en train de chantonner intérieurement, enfermé dans la maison par un printemps vraiment maussade.  (La ressemblance avec un jeune Roy Dupuis est totalement fortuite….)

Next »